Refonte de la carte électorale : l’Assemblée nationale doit s’entendre pour ne pas pénaliser encore une fois de plus l’est de Montréal

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Montréal, le 11 mai 2026 – La Chambre de commerce de l’Est de Montréal (CCEM)  renouvelle sa vive inquiétude de voir disparaître la circonscription d’Anjou-Louis-Riel, affaiblissant ainsi l’est de Montréal, mais diminuant aussi la représentativité de la métropole à l’Assemblée nationale alors qu’une circonscription a déjà été supprimée en 2017.

Accepter d’abolir la circonscription d’Anjou-Louis-Riel démontre une nette incompréhension, voire un mépris de la réalité de l’est de Montréal. Il est impératif de trouver une solution pour éviter cette erreur historique qui viendrait pérenniser les iniquités historiques subies par ce territoire.

« J’enjoins l’Assemblée nationale à trouver la voie de passage afin de maintenir la circonscription d’Anjou-Louis-Riel. Le vote de la semaine dernière a été quasi unanime. Un seul député indépendant ne peut faire échouer cette démarche transpartisane et priver des citoyens de l’est de Montréal d’une représentation juste et équitable », a affirmé Jean-Denis Charest, président-directeur général de la Chambre de commerce de l’Est de Montréal.

La refonte de la carte électorale ne peut se limiter à une simple opération mathématique basée uniquement sur le nombre d’électeurs par circonscription. Montréal ne constitue pas un bloc monolithique. L’est de Montréal possède une réalité propre, façonnée par son histoire, son tissu industriel, sa composition sociale et ses défis économiques. Le territoire connaît une croissance démographique et économique inégalée. 100 000 unités de logements sont projetées dans l’Est selon la Ville de Montréal, amenant possiblement plus de 200 000 nouveaux résidents, soit l’équivalent de trois nouvelles circonscriptions.

À lui seul, le prolongement de la ligne bleue favorisera un accroissement important de la population autour de ces 5 nouvelles stations. Celle d’Anjou ne fera pas exception.

En date d’aujourd’hui, la circonscription d’Anjou–Louis-Riel compte près de 64 000 habitants. Qui plus est, cette circonscription dessert une population composée à 13,2 % de résidents qui ne sont pas citoyens canadiens — plus du double de la moyenne québécoise de 6,2 %. Ce sont 6 375 personnes en âge de voter… mais exclues du calcul. Si la naturalisation de ces résidents suit la tendance actuelle, Anjou–Louis-Riel atteindra bientôt 48 000 électeurs. Et c’est sans compter les milliers de nouveaux résidents à venir grâce à la densification.

« Abolir une circonscription dans l’est de Montréal reviendrait concrètement à enlever une voix politique à des communautés qui ont déjà de la difficulté à se faire entendre. Cette décision aurait également pour effet d’affaiblir le soutien accordé à des populations parmi les plus vulnérables du Québec. Plusieurs quartiers de l’est de Montréal affichent des indices de défavorisation parmi les plus élevés de la métropole, témoignant de besoins accrus en matière de logement, de mobilité, de développement économique et de services publics. Dans ce contexte, réduire la représentation politique de ces citoyens envoie un mauvais signal », a poursuivi monsieur Charest.

« Nous croyons qu’une véritable réflexion de fond doit être menée sur l’avenir de notre carte électorale. Celle-ci doit aller au-delà des considérations purement démographiques et reconnaître que la démocratie représentative doit aussi protéger les communautés, assurer leur capacité d’être entendues et maintenir un équilibre entre représentation numérique et représentation territoriale. Défaire aujourd’hui ce qui devra vraisemblablement être refait en 2031 représente une perte de temps et d’argent qui contribue à accentuer le cynisme de la population envers les politiciens et nos instances démocratiques », a conclu monsieur Charest.

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Renseignements :

Rami Ben Rejeb
Conseiller aux communications et relations médias
Chambre de commerce de l’Est de Montréal
rbenrejeb@ccemontreal.ca – 514-354-5378, poste 221

À propos de la Chambre

La Chambre de commerce de l’Est de Montréal (CCEM) a pour mission de catalyser, représenter et accompagner son réseau afin de propulser l’est de Montréal et ses 1 250 membres et des 32 000 entreprises situées à l’est du boulevard St-Laurent vers une prospérité durable. Couvrant un territoire composé de 900 000 habitants et de 420 000 emplois, la Chambre représente un milieu économique diversifié disposant d’opportunités de croissance importantes.

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